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	<title>ressource &#8211; Pôle Culture Santé Aquitaine</title>
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		<title>Le bon point de la loi NOTRe</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Capucine]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 01 Mar 2016 14:03:42 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Les projets en région]]></category>
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					<description><![CDATA[La loi a changé. En matière culturelle, la responsabilité publique doit garantir le respect des droits culturels des personnes. L&#8217;Etat tout autant que les collectivités et leurs groupements doivent exercer conjointement cette responsabilité, comme le précise l&#8217;article 103 de la loi NOTRe. Avec cette référence aux droits culturels, le  souci de la personne, comme être d&#8217;humanité, libre &#8230; <a href="https://culture-sante-na.com/point-de-loi/" class="more-link">Continue reading<span class="screen-reader-text"> "Le bon point de la loi NOTRe"</span></a>]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[<p class="p1" style="text-align: justify;">La loi a changé. En matière culturelle,<span class="Apple-converted-space"> </span>la responsabilité publique doit garantir le respect des droits culturels des personnes. L&rsquo;Etat tout autant que les collectivités et leurs groupements<span class="Apple-converted-space"> </span>doivent exercer conjointement cette responsabilité, comme le précise l&rsquo;article 103 de <a href="https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000030985460&amp;categorieLien=id" target="_blank" rel="noopener">la loi NOTRe</a>.</p>
<p class="p1" style="text-align: justify;">Avec cette référence aux droits culturels, le<span class="Apple-converted-space">  </span>souci de la personne, comme être d&rsquo;humanité, libre et digne, devra l&#8217;emporter sur l&rsquo;offre de services culturels à des « malades » anonymes , des « habitants » indifférenciés ou des populations inconnues. C&rsquo;est la relation de personnes à personnes qui est à travailler et non plus la vente de produits culturels à des clientèles particulières.</p>
<p class="p1" style="text-align: justify;">Pour beaucoup d&rsquo;acteurs professionnels des arts travaillant depuis longtemps avec les professionnels de la Santé, l&rsquo;évolution de la loi n&rsquo;imposera aucun changement de pratiques lorsque c&rsquo;est bien la personne, dans la globalité de son passé et de son présent, qui importe dans l&rsquo;élaboration de leurs projets. En revanche, on peut attendre un changement significatif<span class="Apple-converted-space">  </span>&#8211; souhaitons-le –<span class="Apple-converted-space">  </span>en termes de reconnaissance publique de ces actions . Au lieu d&rsquo;être sympathiquement « marginales », « généreuses » et « pionnières », elles devront maintenant être considérées par les pouvoirs publics comme des exemples à suivre, des modèles d&rsquo;application des intentions de la loi.</p>
<p class="p1" style="text-align: justify;">Il<span class="Apple-converted-space">  </span>reste qu&rsquo;une loi républicaine<span class="Apple-converted-space">  </span>n&rsquo;est qu&rsquo;un texte de quelques lignes dont la portée réelle dépend de la volonté<span class="Apple-converted-space">  </span>des acteurs. On ne peut cacher, de ce point de vue,<span class="Apple-converted-space">  </span>que les milieux artistiques professionnels sont divisés. Les uns approuvent la loi, d&rsquo;autres ont montré leur hostilité à un changement qui semble pointer un bouleversement de leur position hiérarchique dans les politiques culturelles.<span class="Apple-converted-space">  </span>Il ne devrait pourtant pas y avoir de débats &#8211;<span class="Apple-converted-space">  </span>pour ou contre &#8211;<span class="Apple-converted-space">  </span>puisque les « droits culturels des personnes » font référence à l&rsquo;ensemble des valeurs que la<span class="Apple-converted-space">  </span>France s&rsquo;est engagées à mettre en œuvre au nom de l&rsquo;universalité des droits humains fondamentaux.<span class="Apple-converted-space">  </span>C&rsquo;est pourquoi, au pays des Droits<span class="Apple-converted-space">  </span>de l&rsquo;Homme, refuser les droits culturels des personnes est un paradoxe difficile à<span class="Apple-converted-space">  </span>justifier !</p>
<p class="p1" style="text-align: justify;">Il est, sans doute, préférable de considérer que ces textes de référence sont mal connus des milieux professionnels et que la mise en œuvre de<span class="Apple-converted-space">  </span>la loi exige de développer des formations aux différentes facettes des droits humains fondamentaux,<span class="Apple-converted-space">  </span>incluant évidemment les droits culturels des personnes. Il faudrait prendre le temps de se pencher, notamment, sur les travaux des comités de suivi des deux Pactes internationaux de 1966 ( l&rsquo;un<span class="Apple-converted-space">  </span>sur les<span class="Apple-converted-space">  </span>droits économiques sociaux et culturels – PIDESC-  ; l&rsquo;autre sur les Droits civils et politiques &#8211; PIDCP).</p>
<p class="p1" style="text-align: justify;">Certes, dans ces textes, l&rsquo;approche culturelle<span class="Apple-converted-space">  </span>n&rsquo;est pas sectorielle comme elle l&rsquo;est devenue dans les politiques culturelles actuelles, au risque d&rsquo;un corporatisme lourd de conséquences ; l&rsquo;approche n&rsquo;y est pas « transversale », au sens d&rsquo;une passerelle entre deux mondes différents, le secteur « culture » d&rsquo;un coté,<span class="Apple-converted-space">  </span>le secteur « santé » de l&rsquo;autre. Elle est « globale », chacun apportant ses compétences spécifiques à une finalité<span class="Apple-converted-space">  </span>commune qui reste la personne, dans l&rsquo;espoir que son parcours lui apporte<span class="Apple-converted-space">  </span>plus de liberté et plus de<span class="Apple-converted-space">  </span>dignité.</p>
<p class="p1" style="text-align: justify;">Avec la loi NOTRe, il devient essentiel de renforcer la connaissance de ces références qui nous engagent tous, et, plus particulièrement, l&rsquo;Observation générale 21 du comité de suivi du PIDESC ou le<span class="Apple-converted-space">  </span>rapport<span class="Apple-converted-space">  </span>Shaheed sur la liberté d&rsquo;expression et de création artistiques. On y retrouvera nombre d&rsquo;éléments qui sont déjà intégrés dans les conventions Unesco sur la diversité culturelle et qui donnent sa portée à l&rsquo;article 103. Un sérieux travail collectif en perspective, que la Déclaration de Fribourg sur les droits culturels a clairement synthétisé et qui, à mon sens, ne peut que renforcer la légitimité publique de la SIC « culture et santé », surtout si, comme l&rsquo;ont voté les sénateurs<span class="Apple-converted-space">  </span>la référence aux droits culturels se retrouve, logiquement, dans la loi sur la création, l&rsquo;architecture et le patrimoine.</p>
<p class="p1" style="text-align: justify;">Jean Michel Lucas &#8211; 22 février 2016</p>
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